vendredi 14 juin 2013

277 - Money-money !


L’abondance n’est pas une inconvenante chose.

Il n’y a chez moi pas de paradoxe à glorifier la richesse. Afficher son contentement (voire son bonheur) de posséder beaucoup de sous -que ce soit pour les conserver ou les dépenser- n’a rien d’indécent, bien au contraire. Cela ajoute à la joie du monde. Pour pouvoir apprécier les charmes âpres du dépouillement matériel il faut avoir connu les ivresses du luxe.

En revendiquant sans honte son statut de millionnaire, le comblé propriétaire de biens superflus montre l’exemple du bien-être temporel, du pouvoir, de la puissance que lui apportent ses possessions. En donnant envie à certains, il les motive à travailler dans le sens de leurs désirs profonds. En dégoutant les autres, il contribue à les élever un peu plus dans leur ascèse (à condition que ce détachement soit sincère et sans haine, et non pas une jalousie déguisée en vertu)...

Je ne vois aucune vulgarité à exhiber des liasses de billets de banque au nez des personnes de modeste condition, cela fait partie du plaisir d’être riche. La vue de tant de liquide leur donnera envie de s’enrichir eux aussi ou bien confortera leur choix de demeurer dans la chasteté économique. Quelle que soit sa sensibilité par rapport à l’opulence, tout esprit sain et positif tirera bénéfice de voir d’autres humains danser sous des pluies de dollars.

Pour un citoyen équilibré (indigent ou aisé, peu importe), honnête, charitable envers tous il est jubilatoire d’assister au spectacle flamboyant qu’offrent les richards décomplexés à notre société frileuse, rigide, réservée. Tandis que le méchant souhaitera bêtement la mort du chanceux.

Les aigris, les égoïstes, les pervers, les malfaisants condamnent d’emblée le fortuné et ses millions. A leurs yeux l’heureux élu est un salaud, estimant l’énormité de son crime à la hauteur de son compte en banque.

Moi je n’ai rien contre les pauvres.

Je n’ai rien non plus contre les gens prospères. Et c’est mon droit de préférer la fortune à là dèche. L’argent embellit la vie, rend l’entourage souriant, réjouit les coeurs et, contrairement à ce que prétend la Bible, il les adoucit au lieu de les endurcir.

Du moins si au départ le grain est favorable...

Le pécune agit comme l’alcool, il est le révélateur de la nature réelle des êtres : sous les vapeurs de Bacchus les uns sortent soudainement leurs crocs, les autres sont des agneaux de plus en plus doux à mesure qu’ils vident leurs verres (ce qui est mon cas)... Les vraies personnalités se dévoilent sous la lumière de l’or, non dans l’ombre de la pénurie.
C’est connu, devant des râteliers vides les chevaux sont paisibles. Ce qui signifie que même l’humble qui donne l’apparence de la bonté dans le froid et l’averse reste suspect à mes yeux tant qu’il n’a pas prouvé que cette prétendue bienveillance persistera sous les feux régénérants du soleil.

Alors qu’un nabab se montrant agréable est la preuve intrinsèque et immédiate de son fond angélique, son métal précieux reflétant le bel éclat de son âme.

L’individu bon reste intègre quelle que soit sa condition. Mais il décuple ses bienfaisances grâce à son magot.

Le mauvais reste mauvais avec ou sans écus. Et deviendra même dangereux s’il accède au pouvoir pécuniaire, en ce cas il vaut mieux qu’il demeure la tête sous l’eau.

Ce n’est pas le capital en lui-même qui corrompt ou bonifie les hommes : il ne fait qu’exacerber leurs tendances naturelles.

C’est pourquoi je dis que ces trésors palpables allégeant le sort des méritants doivent être prudemment enfermés dans des cassettes à l’abri des convoitises de ces fauchés vengeurs qui hypocritement en dénigrent les bienfaits, avant d’être déployés sous leurs yeux impurs dans le but d’accroitre la satisfaction de leurs légitimes possesseurs.

VOIR LES DEUX VIDEOS :

http://www.dailymotion.com/video/x10rrx0_money-money-raphael-zacharie-de-izarra_news#.UbZJjLUWolE

http://www.dailymotion.com/video/xow13s_money-money-raphael-zacharie-de-izarra-1_news

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Qui est Raphaël Zacharie de IZARRA ?

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Oisif mélancolique, oiseau unique, ange joliment plumé, ainsi se présente l’auteur de ces lignes (une sorte de Peter Pan cruel et joyeux, mais parfois aussi un rat taciturne). Au-delà de cette façade mondaine, loin de certaines noirceurs facétieuses j’ai gardé en moi une part de très grande pureté. Dans mon coeur, un diamant indestructible d’un éclat indescriptible. Cet éclat transcendant, vous en aurez un aperçu à travers mes modestes oeuvres. Est-ce une grâce de me lire, pensez-vous? Osons le croire. CONTACT : raphael.de-izarra@wanadoo.fr