vendredi 14 juin 2013

257 - Vaines possessions



Autant le dire crûment sans prendre d’hypocrites précautions à l’égard des sensibilités grossières que je vais nécessairement offenser, tant cette vérité est brûlante en moi : les biens matériels m’étouffent, me rendent malheureux, m’empêchent de vivre.

Je ne respire pleinement l’air de la vraie liberté que dans la privation permanente et définitive du superflu.

Et même de certains biens que l’on prétend nécessaires, lesquels sont encore de trop à mes yeux.

Le dépouillement matériel constitue ma véritable richesse : l’accumulation d’objets inutiles, et même utiles, agit sur moi comme des bruits parasites, c’est à dire des fers aux pieds. J’ai trop conscience d’avoir des ailes de très grande envergure pour vouloir entraver mon vol avec ce plomb vulgaire.

C’est une jouissance d’esthète, une satisfaction de grand esprit, une joie d’âme supérieure, un véritable repos intérieur que de faire le vide autour de moi. Ma vie sans confort matériel forme le confort de mon esprit. Les objets qui m’entourent 
pèsent comme des boulets.

Même les objets d’art sont de trop dans mon quotidien. J’estime que la jouissance suprême par rapport à l’Art, c’est de pouvoir s’en passer. Pour moi l’expression la plus raffinée, la plus achevée de l’Art, c’est l’absence d’objet d’art. L’épuration des formes poussée à l’extrême : l’absence de formes, donc d’objets.

Un mur nu m’agréera toujours plus qu’une toile de maître. L’Art, lui aussi, encombre mes jours aux apparences si âpres.

Je me sens exquisément plus léger dans une existence dénuée au maximum de possessions matérielles que dans l’abondance

Partout, je cherche la simplicité. Aux mets sophistiqués de la gastronomie française je préfère les plats rustiques, sobres, basiques et sains de nos paysans. Quand il n’y a pas de de vin à table, je suis tout aussi content de boire l’eau claire de la pluie. Je roule à vélo plutôt qu’en voiture. Me laver à l’eau froide en hiver ne m’afflige nullement, au contraire pour moi c’est un jeu, un mode de vie tonique et équilibré.

Les imbécillités ordinaires (canapés, vacances, fauteuils, placards, véranda, électroménager, piscines privées, tondeuses à gazon, etc.)enchaînant tant de gens immatures à un cercle vicieux de consommation stérile sont pour moi des sujets de mépris et de dégoût.

Aux aspirations infantiles de cette humanité pitoyable pataugeant dans la vacuité matérialiste, j’oppose la dureté virile, désintéressée, incorruptible, noble et rédemptrice de mon glaive de seigneur.

 Et ce glaive, c’est mon verbe tranchant.

VOIR LA VIDEO :

http://www.dailymotion.com/video/xx5d6p_vaines-possessions-raphael-zacharie-de-izarra_news#.UQmA2L_Rvns

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Qui est Raphaël Zacharie de IZARRA ?

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Oisif mélancolique, oiseau unique, ange joliment plumé, ainsi se présente l’auteur de ces lignes (une sorte de Peter Pan cruel et joyeux, mais parfois aussi un rat taciturne). Au-delà de cette façade mondaine, loin de certaines noirceurs facétieuses j’ai gardé en moi une part de très grande pureté. Dans mon coeur, un diamant indestructible d’un éclat indescriptible. Cet éclat transcendant, vous en aurez un aperçu à travers mes modestes oeuvres. Est-ce une grâce de me lire, pensez-vous? Osons le croire. CONTACT : raphael.de-izarra@wanadoo.fr