vendredi 14 juin 2013

245 - Troublant trou blanc


Les oeuvres immortelles de Victor Hugo ne sont plus qu'une cendre anéantie de non-souvenir, les pyramides de l'Égypte sont sur le même plan que le braiment des ânes et le cri des hommes qui ont participé à leur construction.

D'ailleurs l'Égypte n'est plus l'Égypte depuis 100 000, voire 200 000 générations humaines.

Rimbaud est plus léger que l'ombre de la Lune noyée dans le rien, dans le vide, dans le tout qui lui-même se retrouve dans la queue de la galaxie au nom déjà oublié...

Les républiques sont des royaumes et les royaumes sont des parenthèses entre deux particules de poussière. Et chaque atome composant cette fumée est comme autant d'empires. Tout se vaut et plus rien ne vaut, l'insignifiant a le prix de l'infini et ce qui est immense est comparable au plus éphémère de tous les phénomènes existants. Mille étoiles naissantes sont aussi dérisoires qu'une seule molécule de carbone et une étincelle d'hydrogène peut enflammer 10 000 océans de glace. Un éclair pèse 300 000 soleils et chaque soleil émet cent mille milliards d'éclairs chaque seconde pendant trois milliards d'années. La pensée vaut la matière et toute la matière une seule pensée.

Que s'est-il passé pour en arriver là ? Rien, ou si peu de choses...

Tout simplement, cinq milliards d'années se sont écoulées depuis la naissance sur Terre de Napoléon, de Jésus Christ et de Firmin Marteau.

La planète Terre et ses soeurs du système solaire unies au soleil dans un même crachat cosmique ne forment plus qu'une brume sidérale errant à travers la Voie Lactée.

Victor Hugo, le soleil, l'Arc de Triomphe, Saturne, Mars, Pluton, les cafards, l'empire romain, l'écologie, le réseau Internet, les musées, la philosophie grecque, l'art musulman, les papillons : tout est retourné au niveau du zéro absolu sur le grand compteur cosmique.

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Qui est Raphaël Zacharie de IZARRA ?

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Oisif mélancolique, oiseau unique, ange joliment plumé, ainsi se présente l’auteur de ces lignes (une sorte de Peter Pan cruel et joyeux, mais parfois aussi un rat taciturne). Au-delà de cette façade mondaine, loin de certaines noirceurs facétieuses j’ai gardé en moi une part de très grande pureté. Dans mon coeur, un diamant indestructible d’un éclat indescriptible. Cet éclat transcendant, vous en aurez un aperçu à travers mes modestes oeuvres. Est-ce une grâce de me lire, pensez-vous? Osons le croire. CONTACT : raphael.de-izarra@wanadoo.fr