vendredi 14 juin 2013

244 - Tristesse des oiseaux en slip


Quand les avions mettent des slips, ça fait pleurer le ciel :
 
Quand les avions mettent des slips, ça fait pleurer le ciel
 
Raphaël Zacharie de IZARRA
 
Je te regarde, tu ne me vois pas.
 
Je pense à toi, tu m'ignores.
 
Je t'espère, tu t’éloignes.
 
Chaque jour j'attends un mot, un geste, un sourire de toi. Je ne récolte que ton silence, ta froideur, ton indifférence, peut-être même ton mépris, comme si j'étais invisible à tes yeux, mort à ton coeur.
 
Alors que je veux t'approcher, tu me fuis. Quand j'essaie de t’aborder mes mots s'envolent, tu ne les entends plus. Et lorsque je veux t'adresser un sourire, trop timide pour faire parler les roses, ce n'est jamais le bon moment...
 
A croire que l'Univers entier me refuse la moindre de tes attentions.
 
Tu ne te rends pas compte que depuis si longtemps je cherche tes yeux, ton souffle, tes mains. Hélas ! Je retourne à ma solitude chaque soir. Avec pour unique réconfort mes rêves de toi. Qui demeurent à l'état de rêves.
 
Je suis la flamme et le vent, je suis le ciel bleu et la tempête, je suis l'orage et je suis la brume, je suis l'aube fraiche appelant le feu du crépuscule et la nuit impatiente de retrouver la lumière.
 
De même que le soleil fixe la lune, je te contemple en rayonnant, toi l’insaisissable... Comme lui, je règne isolé dans mon ciel immense et t'aime à la folie.
 
Incompatibles amants qui, l'un au zénith, l'autre au firmament, se suivent et se fuient, s'opposent et se complètent, se cherchent et se cachent. Et pas une fois ne se rencontrent.
 
Malheureusement, tel Hélios courant en vain après Séléné, c'est de loin que je brûle d'amour pour toi.
 
Moi, l'astre inconnu de ta vie, la muette étoile de ton quotidien, la lueur esseulée que tu côtoies sans vraiment la regarder... Seul un "OUI" de toi me fera apparaître, tel que Dieu m’a fait, à la porte de ton coeur.
 
Sauf que peut-être ton coeur justement est déjà pris. En ce cas dis-le moi franchement (aussi je t’en prie fais vite) : je me retirerai de la scène sans un mot, devenant simple étoile filante.
 
SIgné : ton plus grand secret
 
Vos traits gracieux éveillent en moi des flammes que je connais trop bien...
 
Je suis là, je soufre, j'existe, j'espère et je suis absent pour elle, pour vous, pour toutes les femmes.
 
Peut-être ne suis-je pas assez beau, pas assez fou, trop sage et déjà vieux...
 
J'ai froid et je rêve, vous êtes là et vous ne m'entendez pas, je passe et vous m'oublierez. Ne me restera qu'un parfum bientôt envolé, une brise sans nom, l’illusion de vous avoir effleurée.
 
Une ombre d’amertume et de roses mêlées.
 
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Qui est Raphaël Zacharie de IZARRA ?

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Oisif mélancolique, oiseau unique, ange joliment plumé, ainsi se présente l’auteur de ces lignes (une sorte de Peter Pan cruel et joyeux, mais parfois aussi un rat taciturne). Au-delà de cette façade mondaine, loin de certaines noirceurs facétieuses j’ai gardé en moi une part de très grande pureté. Dans mon coeur, un diamant indestructible d’un éclat indescriptible. Cet éclat transcendant, vous en aurez un aperçu à travers mes modestes oeuvres. Est-ce une grâce de me lire, pensez-vous? Osons le croire. CONTACT : raphael.de-izarra@wanadoo.fr